(#046) Cavalcade des blogs – Quand on a l’impression de ne plus progresser…

Coucou toi ! Je reviens dés aujourd’hui afin de participer à la quarantième édition de la cavalcade de blogs. Mais si, tu sais, cet événement qui revient une fois par mois, à l’initiation de Gaëlle, du blog Cheval-Facile ! Tu peux d’ailleurs retrouver mes précédentes participations ici où je parlais de l’athlète heureux ou encore là où je parlais de ce coach qui a tout changé. Mais bref, ce mois-ci, la cavalcade est hébergée par Nathalie du blog Les Supers Cavaliers. Tu peux retrouver l’article de lancement de l’édition juste ici. Quand au thème, il est le suivant : Quand on a l’impression de ne plus progresser…

Je crois qu’on a tous eu un jour cette sensation désagréable de stagner, de ne plus rien apprendre, d’être là sur son cheval mais sans sentir une réelle évolution. Parfois même, on a l’impression d’être de plus en plus nul.le, de régresser… Bref, pas la situation la plus agréable qui soit ! Pour ma part, j’ai un parcours équestre jalonné de ces périodes : je progresse, je progresse (vite) et puis ça s’arrête. Au départ je ne m’en rends pas trop compte puis ça devient de plus en plus évident, je suis frustrée, ça m’énerve, je m’apitoie sur mon sort, j’ai tellement envie de faire mieux que je me stresse là-dessus, c’est encore pire…

Le pire c’est qu’à cette époque, je montais toujours plein de chevaux différents (en comparaison avec aujourd’hui…) donc je n’étais pas une cavalière à poney attitré, qui le connaît par cœur, qui sait quoi et comment le lui demander, qui connaît sa mécanique et ses boutons… Chaque cours demandait de s’adapter – ou se réadapter – à un nouveau cheval, un nouveau matériel, de nouvelles sensations… Mais non. Je m’ennuyais à cheval et j’en venais presque à ne plus trouver de plaisir (diantre). La première fois, j’ai opté pour une solution très radicale : j’ai changé de club. Je sentais que celui où j’étais, malgré mon attachement pour sa cavalerie et pour les lieux, ne correspondait pas à mes objectifs. (D’ailleurs j’en parlais dans cet article !) Rien que ça m’a permis d’enchaîner sur une nouvelle période de progression qui m’a fait beaucoup de bien ! Bien sûr, après deux ans, rebelote… J’ai changé de coach cette fois-ci, ainsi que de groupe, et c’était reparti pour un tour ! Puis j’ai pris une demi-pension (sur le Bibou, oui oui) et hop, on repart sur de nouveaux apprentissages en commençant à travailler avec un bébé poney. Mais tu sais, il n’y a pas de secrets quand on est bloqué : il faut bouger.

Comment se sortir d’une période creuse ?

Déjà, je te dirais qu’il faut commencer par réfléchir. Je vois beaucoup de cavaliers (enfin de gens, parce que c’est pareil pour tout dans la vie) qui ne sont pas franchement heureux de leur équitation mais qui continuent, juste comme ça, parce que chercher à changer… Ben ça demande des efforts, de la volonté et parfois même du courage. Alors forcément, stagner ben c’est plus facile. Inutile, mais facile.

  • Se fixer des objectifs.

Déjà, ça peut donner une idée de ce que tu veux vraiment faire. Si tu rêves de réussir une Club 1 mais que tu sautes cinquante centimètres, peut-être qu’il va être temps de travailler ta technique pour prendre de la hauteur. Si ton objectif ultime est de sortir seul.e en extérieur, alors il te faut travailler ton autonomie à cheval. Si tu… Bref, tu as compris. Se fixer des objectifs permet d’y voir plus clair et de savoir dans quelle direction tu dois aller. Ça t’évite de partir dans tous les sens dans ta pratique ! (Mais attention à ne pas négliger d’autres aspects de ton équitation… Le saut nécessite de savoir dresser, l’extérieur de pouvoir avoir confiance en tes capacités à gérer ta monture, etc.)

  • Essayer de les atteindre.

Ben oui, c’est bien beau d’avoir des objectifs mais il te reste encore à les atteindre ! Ce n’est pas tout de te dire que tu veux te mettre au sport… Encore faut-il t’y mettre ! Et ce n’est pas la tâche la plus aisée que de se lancer, crois-moi.

  • En parler à son coach.

Si tu as des objectifs bien précis et que tu es fin prêt.e à les atteindre, il est temps de trouver quelqu’un pour t’épauler. C’est toujours plus glorieux de dire « j’ai appris ça tout.e seul.e et le résultat est bluffant » mais dans les faits, c’est quand même plus pratique (et sécurisant, pour toi comme pour ton cheval) d’avoir quelqu’un qui sait et qui peut te montrer. Difficile de travailler sa position sans un coup d’œil extérieur et averti par exemple.

  • Accepter le changement.

Ce que je note aussi, outre la peur de se lancer (mais ça, promis, ça fait peur mais c’est fun et ça rend fier de soi!), c’est également la peur du changement. Beaucoup voudraient pouvoir essayer de nouvelles choses mais ça nécessiterait de changer sa routine, ce qui les bloque. Alors il reste dans le même club, avec le même coach, à pratiquer la même discipline sans jamais chercher à aller voir ailleurs. Mais accepter le changement, ce n’est pas forcément perdre ce qu’on avait avant ! Prendre un (ou plusieurs) cours avec un coach différent ne signifie pas qu’on doit abandonner pour toujours son coach actuel que l’on peut parfois beaucoup apprécier ! C’est juste regarder autour de soi si on ne pourrait pas piquer un peu d’autre chose chez quelqu’un d’autre et avoir un nouvel œil sur son équitation. Reprendre des cours, même en club, n’est pas une régression mais plutôt le reflet d’une envie d’aller plus loin (et promis, en club on ne croque personne). Arrêter un moment de prendre des cours pour se concentrer sur des stages plus précis peut aussi être une idée… Bref, il ne faut pas avoir peur d’élargir son champ de vision et de s’ouvrir. 🙂

  • Faire une pause.

Faire une pause dans son équitation peut aussi te laisser le temps de réfléchir et de prendre un peu de distance, genre se reposer pour mieux reprendre si tu vois ce que je veux dire. Ça peut aussi te redonner envie de monter et te permettre de tout voir d’un œil neuf. Et ne pas monter pendant un certain temps (que ce soit une semaine, un mois, autre) peut aussi te donner l’opportunité de faire autre chose : te lancer dans le travail à pied, devenir un.e véritable expert.e en longe, partir juste en balade à pied avec le Boubou en longe, faire des sessions grattouilles ou lui apprendre des grimaces et autres bêtises… Ça rentabilise ton temps et tu en profites pour faire un break tout en diversifiant ta relation avec les chevaux.

  • Lire (beaucoup).

Ça, c’est juste histoire de pécher quelques bonnes idées et puis on dit jamais non à quelques connaissances théoriques, n’est-ce pas ? 😉 Connaissances que tu peux ensuite réinvestir dans ta pratique. =°

Et voilà, j’espère que ce nouvel article de la Cavalcade des blogs t’aura plu ! En tout cas, ne désespère pas en cas de période creuse dans ta pratique équestre : ça nous arrive tous et ça finit toujours par passer à un moment ou à un autre !

En attendant, je te revois prochainement pour un nouvel article ! ♥

Bisous sur toi, camarade poneyeur !

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6 Replies to “(#046) Cavalcade des blogs – Quand on a l’impression de ne plus progresser…”

  1. Super article !

    1. Merci ! ♥

  2. Faudrait que je penses à la faire cette cavalcade 🙂

  3. Super ton article ! Il donne envie de bouger et d’essayer pleins de nouvelles choses ! Merci 🙂

  4. « Stagner, c’est facile, mais inutile.  » Mais tellement. Mais bon cest facile quand même 😉

  5. […] Dans cet article, Camille nous décrit son parcours de cavalière, jalonné de périodes de progression et de stagnation, et comment à chacune de ces périodes, elle a su rebondir et les changements effectués pour repartir de plus belle ! “ Quand on est bloqué : il faut bouger”. Camille nous donne ensuite de très judicieux conseils pour sortir rapidement d’une période creuse. Cliquez-ici pour lire l’article.   […]

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